Samedi, 20 juillet 2019 21:27:48

Carmen Mukendi, la femme du pasteur de Québec Paul Mukendi, est venue dire que son conjoint n’était pas violent et qu’il «n’a jamais rien fait de déplacé».

Au procès du pasteur de l’Église Parole de Vie, c’est au tour de la défense de présenter sa preuve. Paul Mukendi fait face à neuf chefs d’accusation d’agressions sexuelles, voies de fait et menaces de mort sur une victime. Avec beaucoup d’émotion, parfois dévastée et d’autres fois avec colère, la conjointe du révérend est venue se porter à la défense de son conjoint.

Affirmant n’avoir jamais été violentée par l’accusé et assurant qu’il «n’est pas un homme à femmes», Mme Mukendi a dit qu’il était «impossible» et «absurde» que son mari ait eu au moins quatre relations sexuelles avec la victime alors qu’elle était dans la maison.  

«J’ai un sommeil qui n’est pas profond [...] On dirait que je veille, j’entends tout», a-t-elle expliqué. Le couple vit essentiellement de «dons» alors que sa voiture de marque Lincoln et son hypothèque sont entièrement payées par le révérend qui n’a aucune autre source de revenus que son église.

Complot

Questionnée par la procureure Sonia Lapointe, Mme Mukendi s’est emportée à plusieurs reprises. «Je sais qu’il est innocent», a-t-elle dit au jury.

Elle affirme que les policiers ont été «très partial» et «violent» quand elle a été interrogée par ces derniers au moment de l’arrestation du révérend. Elle affirme aussi que des gens à l’extérieur de l’église de Vanier avaient «manigancé parce qu’il était jaloux».

Le contre-interrogatoire de Mme Mukendi se poursuit...  

Avec le Journal de Montréal