La cour d'appel d'Almaty au Kazhakstan a rendu son verdict le 1er novembre et confirme la condamnation du pasteur Maxim Maximov, de son épouse Larisa Maximova et du pasteur Sergei Zaikin. Tous 3 ont fui aux États-Unis depuis 2016.

En juillet dernier, un tribunal de première instance avait condamné, par contumace, le pasteur  Maxim Maximov à cinq ans et son épouse Larisa Maximova et le pasteur Sergei Zaikin à quatre ans de prison pour, entre autres, avoir commencé l'église avec «une intention criminelle» et causé un «préjudice psychologique» en priant pour les malades. En outre, le tribunal a interdit à Maximov de diriger une organisation religieuse pendant un an et l'oblige à verser des dommages et intérêts à huit personnes prétendant être victimes de ses agissements. Un compte bancaire et une partie des biens de l'église ont également été saisis. 

Le tribunal a publié sa décision en ligne, affirmant que les pasteurs avaient organisé des services religieux où «les victimes ont subi de graves atteintes à leur santé, qui se sont ensuite développées sous la forme d'une maladie mentale». Les médias publics ont repris l'histoire et l'ont largement diffusée.

Une affaire montée de toute pièce

Selon le pasteur Maximov, de faux témoignages ont été utilisés pour les faire condamner. Il a écrit sur sa page Facebook:

«Nous sommes accusés sans culpabilité, sans crime.» 

Pour Evgueni Zhovtis du Bureau International Des droits de l'Homme et de l'État de Droit du Kazakhstan, ce verdict est absurde.

Selon des sources locales, c'est parce que ces responsables ont refusé de collaborer avec la police secrète et ont continué leurs actions d'évangélisation que l'affaire judiciaire a été lancée contre eux.

La condamnation de ces 3 responsables d'église a eu un grand impact sur plusieurs églises au Kazakhstan.

Avec Portes Ouvertes