Samedi, 20 juillet 2019 21:28:14

Lors d’un débat sur la lutte contre le populisme nationaliste au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, l’Alliance évangélique mondiale (AEM) a dénoncé l’essor d’un «nationalisme» qui prétend être d’origine chrétienne. Vendredi 15 mars, par la voix de son représentant permanent auprès de l’ONU, Michael Mutzner, l’AEM a affirmé que - dans sa compréhension - «les valeurs chrétiennes ne sont pas compatible avec les discours anti-immigrés, anti-musulmans, antisémites et xénophobes».

«Le nationalisme, quand il suscite un sentiment de victimisation, de grief et de blâme envers d’autres groupes de la société, quand il suscite la peur et la haine de l’autre, est tout sauf chrétien», a déclaré Michael Mutzner.

Selon l'organisation qui représente une grande partie des évangéliques au niveau mondial, le christianisme signifie «aimer (ses) voisins et accueillir l'étranger». Reconnaissant des manquements et des échecs au fil des siècles, Michael Mutzner a assuré que ce principe est toujours d'actualité et continue d'inspirer les croyants du monde entier.

Sans nier le “droit et le besoin de chaque pays d’assurer sa propre sécurité”, le représentant permanent de l’AEM auprès de l’ONU s’est dit inquiet que «les soi-disant valeurs chrétiennes ont été mises à profit pour favoriser la haine et la discrimination à l’égard de ceux adhérant à d'autres religions, ou d'autres nationalités et régions du monde.»

Michael Mutzner conclut son intervention en réaffirmant «la valeur unique de chaque membre de la famille humaine», comme spécifiée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. «Sans un tel fondement, la démocratie est au mieux la règle de la majorité, et au pire la règle de la foule.»

La rédaction d'Evangéliques.info