Mardi, 26 mars 2019 21:45:43

Vive émotion en Argentine après l’agression subie par le grand rabbin de la principale institution juive du pays, la mutuelle Amia. Gabriel Davidovich a été roué de coups par des individus qui se sont introduits dans son domicile mardi à l’aube.

 

Ils étaient sept. Ils se sont introduits dans l’appartement sans effraction. « Nous savons que tu es le rabbin de l’Amia », a lancé l’un d’eux à Gabriel Davidovich avant de le jeter au sol et de le frapper. Après avoir fait main basse sur des objets de valeur et l’argent qu’ils ont trouvé, ils sont partis, en laissant le rabbin avec neuf côtes cassées et le visage défiguré. Son épouse n’a pas été touchée.

Pour les institutions juives, le caractère antisémite de cet acte ne fait pas de doute, malgré le vol. Parce que les agresseurs connaissaient leur victime, et parce que le quartier où habite Davidovich n’est pas de ceux qui sont habituellement visés par les délinquants qui commettent ce genre d’agressions.L’émotion est d’autant plus vive qu’un cimetière juif a été profané dans la province de San Luis dimanche dernier.

Mais l’agression intervient à un moment où la communauté juive est divisée au sujet de l’attentat contre l’Amia qui a fait 85 morts en 1994 et dont la justice a attribué la responsabilité à l’Iran. Et à quelques jours de la fin d’un procès sur les erreurs de la première enquête judiciaire sur cet attentat, dont le verdict, attendu ce jeudi, devrait faire du bruit.