Dimanche, 24 janvier 2021 19:31:14

En plein baroud d’honneur, le président sortant, Donald Trump, impose aux ressortissants de 15 pays africains le versement d’une caution de 5 000 à 15 000 dollars avant tout voyage aux États-Unis.

Donald Trump a le mérite de la cohérence, même si celle-ci frise l’entêtement, voire l’obsession. Après avoir qualifié Haïti, le Salvador ou certains États africains de « pays de merde » (« shithole countries »), en janvier 2018, rien d’étonnant à ce que le président sortant rechigne à voir débarquer les ressortissants de ces contrées dans ses plaines qu’il juge, elles, « great again ».

Dès son arrivée au pouvoir en 2017, l’iconoclaste président adepte de l’emmurement avait fait de la restriction de l’immigration un axe central de son mandat, notamment lorsque les pays d’origine étaient qualifiables de « musulmans ». Dans son attirail de brimades figurait une règle dont il entend user encore davantage avant de quitter le bureau ovale, celle qui permet aux agents consulaires américains d’exiger des touristes et des voyageurs d’affaires originaires de certains pays aux « taux de dépassement de séjour » excessifs le paiement d’une caution remboursable.

Une somme exorbitante

À partir du 24 décembre, quinze États seront concernés par ces nouvelles règles temporaires, dans le cadre d’un « programme-pilote de six mois » : l’Angola, le Burkina Faso, le Tchad, la RDC, Djibouti, l’Érythrée, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, le Soudan, Sao Tomé-et-Principe, le Cap-Vert et le Burundi.

Jeune Afrique