Dimanche, 24 janvier 2021 19:12:04

Dans trois semaines, trois cliniques du groupe prendront leur quartier dans le tout nouveau bâtiment du MontLégia. Un déménagement aux allures de chamboulement qui s’accompagne d’un changement d’image de marque. Le CHC devient " Groupe santé CHC ", une façon justement de donner moins d’importance aux trois petites lettres de l’acronyme.

Le CHC : plus un centre, plus seulement un hôpital et pas chrétien non plus

D’abord le C de " centre ". Avec ses 3 cliniques, 8 maisons de repos, 6 centres médicaux, sa maison de soins et sa crèche, le groupe est morcelé et n’a plus rien d’un centre unique. Des activités diverses et variées, donc et plus uniquement un hôpital. Le H " d’hospitalier " perd lui aussi sa raison d’être.

Vient enfin le dernier C, de chrétien. Mais le groupe tient à gommer ses racines chrétiennes. " La référence chrétienne n’est plus appropriée. Nous sommes un service au public et nous estimons que les références philosophiques doivent rester dans la sphère privée ", déclare René Thissen, le président du groupe santé CHC.

Dans le tout nouveau MontLégia, plus de crucifix donc au-dessus des portes. Mais au-delà de l’anecdote, il est question d’un véritable changement de philosophie sur des questions comme l’euthanasie, l’avortement ou la procréation médicalement assistée (PMA).

PMA et IVG sont désormais pratiquées

Jusqu’ici au CHC, impossible pour un homosexuel de solliciter une PMA. Autre illustration : il y a 2 ans à peine, l’hôpital ne pratiquait l’avortement que pour des raisons médicales, pas d’IVG, d’interruption volontaire de grossesse.

Les lignes bougent et c’est une petite révolution pour cette institution – anciennement chrétienne. " A présent tout ce qui est autorisé légalement dans notre pays en termes de pratique médicale peut être exercé dans nos établissements hospitaliers ", assure René Thissen.

Une limite : la liberté individuelle du praticien. " Un médecin qui pour des raisons personnelles estime qu’il ne peut pas pratiquer un acte, le transfert à un de ses collègues mais l’acte sera posé dans notre institution ".

Et puis autre changement notoire : il n’y a désormais plus aucun représentant des congrégations religieuses dans le conseil d’administration du groupe.

RTBF