Mardi, 3 février 2026 20:15:33

Le président iranien Massoud Pezeshkian a demandé l'ouverture de pourparlers sur le nucléaire avec les États-Unis, a rapporté lundi 2 février l'agence de presse Fars. Cela dans un contexte de tensions avec Washington qui n'écarte pas le recours à la force militaire. 

« Le président Massoud Pezeshkian a ordonné l'ouverture de pourparlers avec les États-Unis », a écrit Fars, citant une source au gouvernement. « L'Iran et les États-Unis tiendront des discussions sur la question du nucléaire », a ajouté Fars, sans préciser de date. Cette information est reprise par le journal gouvernemental Iran et le quotidien réformiste Shargh. 

Le chef de la diplomatie iranienne avait affirmé un peu plus tôt qu’un accord était possible avec les États-Unis sur le programme nucléaire du pays. Il a ainsi dit voir « la possibilité d'une (...) discussion si l'équipe de négociation américaine suit ce qu'a déclaré le président Trump : un accord juste et équitable pour garantir qu'il n'y ait pas d'armes nucléaires » détenues par Téhéran, a déclaré Abbas Araghchi dans une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine CNN.

Les contacts diplomatiques se sont intensifiés depuis, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Lundi 2 février au matin, le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé ses homologues turc, saoudien et égyptien. Ces trois pays - Égypte, Arabie saoudite, Turquie - avec le Qatar jouent les médiateurs entre l’Iran et les États-Unis pour désamorcer la crise et éviter une attaque américaine.  « Nous examinons et finalisons les détails de chaque étape du processus diplomatique, que nous espérons conclure dans les prochains jours. Cela concerne la méthode et le cadre de travail », a ajouté le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à laquelle l'AFP a assisté. Esmaïl Baghaï a démenti avoir reçu une échéance de la part de Donald Trump: l'Iran « n'accepte jamais d'ultimatum », a-t-il martelé.

Le président américain a également fait un pas dans le sens de la négociation. « J'espère qu'on va trouver un accord », a déclaré Donald Trump à la presse. « Si n'avons pas d'accord, nous allons voir si (le guide suprême) avait raison ou non », a-t-il ajouté.

rfi

 

Les vidéos du Jour